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le 05 January 2006 á 20:55Dépêche précédante | Dépêche suivante

NON ! En hommage à Jean-Paul II...

par Le Veilleur

Un des derniers combats du grand pape Jean-Paul II fut que l'Europe n'oublie pas ses racines chrétiennes. Son exhortation apostolique Ecclesia in Europa est faite dans le cadre de sa fonction prophétique définie par le Concile Vatican II;  il nous précise :

"Celui qui a des oreilles, qu'il entende ce que l'Esprit dit aux Églises !" (Ap 2, 7). En annonçant à l'Europe l'Évangile de l'espérance, je prendrai pour guide le Livre de l'Apocalypse, "révélation prophétique" qui révèle à la communauté des croyants le sens caché et profond de ce qui arrivera. L'Apocalypse nous place devant une parole adressée aux communautés chrétiennes, afin qu'elles sachent interpréter et vivre leur insertion dans l'histoire, avec ses interrogations et ses tribulations, à la lumière de la victoire définitive de l'Agneau immolé et ressuscité." (EE 5)

 Il nous met tout de suite en garde, et très clairement, contre l'oubli de Dieu dans la cité :

"En même temps, nous nous trouvons face à une parole qui engage à vivre en abandonnant la tentation permanente de bâtir la cité des hommes sans tenir compte de Dieu ou même contre lui. En effet, si cela se vérifiait, ce serait la convivialité humaine elle-même qui essuierait, à plus ou moins brève échéance, une défaite irrémédiable." (EE 5)

 Lorsque le 28 juin 2003, au cours de la célébration des Premières Vêpres de la solennité des saints Pierre et Paul, dans la Basilique Saint-Pierre, le Pape Jean-Paul II a rendu publique l'exhortation dans son homélie il précise encore :

"... les racines chrétiennes sont pour l'Europe la principale garantie de son avenir. Un arbre sans racines pourrait-il vivre et se développer ? Europe, n'oublie pas ton histoire !" (L'Osservatore Romano du 1er juillet.)

 Nous  ne reproduiront pas ici toutes les innombrables interventions faites par ce regretté pape à ce sujet. L'on peut dire que la référence aux racines chrétiennes de l'Europe, est un élément constant et majeur de son enseignement. Ce fut un de ses derniers grands combats, et ce fut pour lui une grande déception de voir certains pays comme la France, refuser cette référence dans la rédaction de la Constitution européenne, il a fait son travail et son devoir de pasteur jusqu'à la fin. Maintenant la parole est donnée aux chrétiens de pouvoir s'exprimer sur cette constitution qui refuse à l'Europe d'affirmer la réalité de ses origines. Après le travail du pape, c'est à nous laïcs d'agir, le Concile Vatican II, de manière dogmatique dans sa constitution apostolique Lumen Gentium, rappelle que la fonction prophétique du Christ s'accomplit non seulement par le pape, mais aussi par tous les laïcs :

"Le Christ, grand prophète, qui par le témoignage de sa vie et la puissance de sa parole a proclamé le royaume du Père, accomplit sa fonction prophétique jusqu'à la pleine manifestation de la gloire, non seulement par la hiérarchie qui enseigne en son nom et avec son pouvoir, mais aussi par les laïcs dont il fait pour cela également des témoins en les pourvoyant du sens de la foi et de la grâce de la parole, afin que brille dans la vie quotidienne, familiale et sociale, la force de l'Evangile." (LG 35)

Le saint concile ?cuménique, précise exactement le devoir des laïcs :

" Ils se présentent comme les fils de la promesse, lorsque, fermes dans la foi et dans l'espérance, ils mettent à profit le moment présent, et attendent avec constance la gloire à venir. Cette espérance ils ne doivent pas la cacher dans le secret de leur coeur, mais l'exprimer aussi à travers les structures de la vie du siècle par un effort continu de conversion, en luttant "contre les souverains de ce monde des ténèbres, contre les esprits du mal". (LG 35)

 Le pape Jean-Paul II a décidé, et en a même exhorté les chrétiens, qu'il fallait rendre au christianisme la place  qu'il lui est dû en toute vérité dans l'Europe, à nous laïcs en plein fidélité au Concile Vatican II de faire notre devoir :

 ".... les laïcs doivent embrasser, dans la promptitude de l'obéissance chrétienne, ce que les pasteurs sacrés en tant que représentants du Christ, décident au nom de leur magistère et de leur autorité dans l'Eglise" (LG 37)

 Alors chrétiens, fort de notre confiance au pape Jean-Paul II, sûr de notre fidélité au dernier concile ?cuménique, défendons l'Europe, ne la laissons pas essuyer, à plus ou moins brève échéance, une défaite irrémédiable. Luttons contre ces esprits du mal qui désirent construire la maison Europe dans le mensonge de ses origines, et sans tenir compte de Dieu. N'oublions pas une chose, c'est que le Concile Vatican II, se particularise par le fait de ne pas avoir lancer d'anathème, mais a précisé que :

"... c'est à juste titre qu'est rejetée la doctrine néfaste qui prétend construire la société sans aucune considération pour la religion, s'attaque à la liberté religieuse des citoyens et l'élimine." (LG 36)

 Celui qui voudrait ignorer ou minimiser cela, trahirait gravement le Concile Vatican II, et se risquerait à perdre la foi catholique, car cette vérité nous est donnée de manière absolue dans la constitution apostolique Lumen Gentium, déclarée dogmatique selon les canons de l'Eglise. La doctrine néfaste de la laïcité française, qui rejette la religion des affaires publiques, s'est attaquée à la liberté des croyants désirant proclamer leur foi en Dieu en tout temps, en tout lieux et en toute circonstances. La France et les pays de la vielle Europe qui ont suivi cette doctrine, sont devenus des nations ou l'idéologie de la mort semble être la première revendication. De l'avortement, meurtre d'enfants à naître à l'euthanasie, meurtres des vieux atteints de maladie incurables, ensuite de tout malade incurable,  et par la suite de tout handicapé ce qui nous amènera au meurtre de tout indésirable. Ce sont les tenants de cette doctrine néfaste qui ont imposé, au mépris de la volonté majoritaire des peuples d'Europe, de refuser de faire références aux racines chrétiennes dans la constitution européenne.

 Cet enseignement du grand pape Jean-Paul II, ne s'est pas arrêté à sa mort, son successeur, le pape Benoît XVI, à sa première audience générale l'a rappelé en plusieurs langues, et avant même son élection nous il donnait des directives très claires de réponses au référendum sur la constitution :

"Dans de nombreux pays il y aura des référendums. Nous verrons ce que dira le peuple. Il me semble en tout cas que nous ne devrons pas considérer ce problème comme exclu, car il ne s'agit pas d'une question marginale, d'un ornement. Il s'agit de la définition de notre identité. L'Europe ne peut pas être uniquement une communauté d'intérêts et de stratégies, ou de commerce. Nous avons besoin d'une identité plus profonde. Et cette identité exige une définition. La vérité historique et aussi la vérité vécue d'aujourd'hui nous disent que les racines chrétiennes sont indispensables et qu'elles appartiennent à l'identité européenne. Elles doivent donc entrer dans cette institution." (Amico del Popolo, 22 octobre 2004)

Dire NON, à la constitution européenne,
   c'est dire NON, à ceux qui ont dit non, à la volonté des chrétiens,
      NON, à ceux qui ont dit non à la vérité de l'histoire européenne,
         NON, à ceux qui disent non à Dieu.

Dire NON, à la constitution européenne,
   c'est dire OUI, à la réalité historique de l'Europe,
      OUI, à une Europe libre fondée sur des bases spirituelles,
         OUI, à une Europe forte de continuer d'apporter aux autres peuples ses valeurs de respect humain.

 A toi qui lira cela, je te demande avant tout de réciter un "Je Vous salue Marie" en hommage au combat du pape Jean-Paul II, de demander à ce pontife d'intercéder auprès de Dieu pour que certains dirigeants n'imposent pas à la majorité des peuples européens une doctrine néfaste.

 Je te demande aussi de transmettre au plus grand nombre de personnes ce message, par courrier électronique, en le postant sur des forums,  des listes de diffusions ou tout autre moyen qui te semblera le plus efficace. Si tu en trouve le besoin, corrige le, modifie le, améliore le.

 Et enfin, si cela t'est aussi possible, de réciter une dizaine de chapelet, ou même un chapelet entier, seul, ou même à plusieurs, car la prière est notre plus grande force. Et quoi que soit le résultat du référendum, sache que rien n'empêchera que le règne de Dieu se fasse sur terre comme au Ciel !

Allons de l'avant !



 
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"Alors le Roi dira à ceux de droite: Venez, les bénis de mon Père, recevez en héritage le Royaume qui vous a été préparé depuis la fondation du monde." (Mat 25 34)