!.! L'engagement politique
Notre Père qui êtes aux Cieux,
que votre Nom soit sanctifié,
que votre règne arrive,
que votre volonté soit faite
sur la terre comme au Ciel

Dieu entouré d'anges
Ces trois demandes qui introduisent la Prière du Seigneur, sont avant tout les engagements du chrétien pour emmener chaque homme, chaque groupe d'homme et chaque nation dans la libre et vertueuse Alliance de la Création avec le Créateur. L'action du chrétien commence par un engagement politique dans la société dans laquelle il vit.
La soumission des hommes envers le Prince de ce monde contractée par notre père Adam lors du péché originel, les enferment esclaves dès la conception dans leurs propres passions. Avec l'Incarnation du Christ, les relations entre Dieu et le croyant se concrétisent par une Alliance dans laquelle les deux parties font un apport. Alors que la soumission de ce monde s'impose de manière collective et forcée, l'Alliance avec Dieu nécessite une volonté individuelle de chaque homme et de chaque société humaine ainsi qu'une persévérance pour y rester. Là où les passions aliénaient, les vertus libérent les hommes.
!.! La bonne nouvelle dans le message politique du chrétien
Malgré ces révolutions voulant renier le passé et promettre des temps radieux, le monde semble lucide d'une chose, c'est qu'il court à sa perte. Dans la lumière il guette les ténèbres, composé d'hommes qui vieillissent, il sent s'éloigner toujours plus l'age d'or de sa jeunesse pour s'approcher de sa perte. "Tout va mal et ira plus mal", ressassent presque avec délectations ses vieux qui ont raté leur vie et voudraient faire croire aux plus jeunes qu'après eux sera le déluge.
"Et il y aura des signes dans le soleil, la lune et les étoiles. Sur la terre, les nations seront dans l'angoisse, inquiètes du fracas de la mer et des flots; des hommes défailliront de frayeur, dans l'attente de ce qui menace le monde habité, car les puissances des cieux seront ébranlées. Et alors on verra le Fils de l'homme venant dans une nuée avec puissance et grande gloire. Quand cela commencera d'arriver, redressez-vous et relevez la tête, parce que votre délivrance est proche." (Lc 21, 25-28)
L'homme du monde se complait de tragédie ou toute bonne histoire est celle qui se termine mal, mais le chrétien est porteur de bonnes nouvelles. Dans la nuit il se met à guetter les premières lueurs, dans la pire des persécutions de l'antiquité, ou de la Révolution française, il relève toujours la tête, car il sait que le Royaume de Dieu est en marche, il sais qu'a la fin l'Eglise sera vainqueur.
La chute de l'Empire romain fit croire la fin de la civilisation, l'Eglise conserva aux hommes les justes valeurs antiques. La Révolution française fit tomber la millénaire société chrétienne d'Occident, l'Eglise en envoyant ses missions dans les plus humbles villages d'Afrique et d'Asie se répandit dans le monde. A l'aube du troisième millénaire, il faudrait être un mauvais chrétien pour perdre espoir, l'Eglise est devenu le dernier rempart contre la barbarie, seule à élever universellement sa voie pour défendre les principes de la vie et les bonnes moeurs. Qu'importe si la société dans laquelle nous vivons va finir, elle n'avait pas prit le Christ comme fondement, mais le chrétien sait que l'Eglise durera. Alors qu'il n'y a rien à attendre pour le monde, le chrétien lui seul dans notre société espère et transmet l'espoir à ses enfants qui eux, auront la force de faire l'avenir.
!.! Le pouvoir politique
En 313 à l'Edit de Milan, ce ne sont pas les chrétiens qui ont prit le pouvoir; mais les détenteurs du pouvoir qui sont devenus chrétiens. Dans une société qui ne se soumet pas aux enseignements de l'Eglise, comme celles de nos jour, il n'appartient pas au chrétien de courrir après le pouvoir, c'est une activité mondaine, mais c'est son impératif devoir, par ses vertus théologale de foi, d'espérence et de charité d'éclairer sa société et par ses vertus cardinales de force, de prudence, de justice et de tempérence de la renforcer.