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Abdelhamid Ben Badis

 

Ibn Badis, ou Ben Badis, est connu, une université en Algérie porte son nom, voila ce qu'en dit le site qui lui est consacré :

"Ibn Badis (1889-1940) et l’association des Oulémas algériens ont mené un combat acharné contre le phénomène du maraboutisme et le culte des saints propagés et soutenus par le colonialisme français. L’école de Ben Badis a contribué à la réforme de la religion et à l’éveil des peuples musulmans contre les méfaits tant de la pensée que de la présence coloniale dans le monde musulman. Dans sa lutte permanente contre l’administration coloniale et le maraboutisme, Ben Badis s’est appuyé sur les couches populaires qui lui ont apporté leur soutien moral et matériel. Il consacra une grande partie de son temps et de son énergie à l’éducation de la jeunesse. En 1919, Abdelhamid Ben Badis crée la première imprimerie en arabe et commence une longue carrière de journaliste. Il animera successivement les journaux "En Nadjah", "El Mountaqid", "Ech Chihab" et "El Baçaïr". Les articles qu’il publie, surtout dans "Ech Chihab" dénote l’étendue de ses connaissances et son esprit d’ouverture."

Dans ce texte, nous avons mis en gras un titre de journal "El Mountaqid", intitulé : journal national, indépendant, agissant pour le bonheur du peuple algérien, avec l'aide de la France démocratique, à la première page du premier numéro se trouve la Charte du réformisme musulman en Algérie, le Jeudi 11 Du'l-Higga 1343 / 2 juillet 1925, nous y trouvons :

"Le peuple algérien est un peuple faible et peu évolué (muta'ahhir). Il éprouve la nécessité vitale d'être sous l'aile protectrice (kanaf) d'une nation forte, juste et civilisée, qui lui permette de progesser dans la voie de la civilisation et du développement ('umran). De telles qualités il les trouve en la France, à laquelle il se sens lié par des liens d'intérêt et d'amitié.
Notre action consistera à favoriser la compréhension entre les peuples algériens et français ; à expliquer au gouvernement les aspirations du peuple algérien, à plaider pour les droits de celui-ci, en toute sincérité et franchise. Nous n'adresseront jamais qu'à la France nos doléances ; et nous n'appellerons jamais contre elle ('alay-ha) d'autres aides que celles des hommes justes parmi ses enfants."

Dans son autre journal, "Ech Chihab" il écrivait ceci en février 1930, à la première page :

Nous promettons de poursuivre notre voie, qui est connue, à savoir : diffuser le message coranique ; pratiquer la fraternité ; prêcher la science, le travail et le progrès, dans l'ordre et la paix ; rechercher le bien, et y bien contribuer, dans l'intérêt de tous.

En octobre de la même année il rappelle au musulman algérien son loyalisme envers la France :

Musulman algérien ! prends soin de ta santé !  Prends soin de ton esprit ! prends soin de ton bien ! Prends soin de ta vie ! Sauvegarde tes principes politiques,. Il ne t'appartient d'autre politique (wa-la siyasa la-k) que celle de l'attachement à la France...

Dans l'édition d'avril 1935 du même journal, Ibn Badis persiste :

Les Algérien sont liés à une très grande nation, qui a une glorieuse histoire, une civilisation élevée, un Etat bien organisé. Aussi est-il de leur devoir de ne jamais perdre de vue ces considérations, et d'honorer leur "nationalité" (qawmiyya), leur langue, leur religion et leur histoire, tout en respectant la nation à laquelle ils se trouvent liés, ainsi que l'Etat aux lois duquel ils sont soumis.

Dans ce même numéro il présente sa prestigieuse association comme étant :

L'Association des 'Ulama musulmans algériens est une association éducative, n'ayant d'autre but que de donner aux Musulmans une éducation islamique compatible (yatamassa) avec la civilisation française, dans le cadre des lois françaises, et dans le respect des autorités qui représentent l'Etat français



 
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"Alors le Roi dira à ceux de droite: Venez, les bénis de mon Père, recevez en héritage le Royaume qui vous a été préparé depuis la fondation du monde." (Mat 25 34)